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Message par RONNIN le Dim 9 Oct - 6:34

Constats sur l'état et les enjeux actuels de l'aquariophilie en France, et pistes pour l’avenir

Introduction :

Les discussions actuellement en cours quant à l’avenir de l’aquariophilie au sein des instances décisionnelles et consultatives dédiées sont l’occasion d’initier une démarche de réflexion et de concertation parmi les associations, mais également les forums et plus largement l’ensemble des acteurs de l’aquariophilie française.

La perspective de voir nos voix entendues et nos idées transposées dans les futurs textes officiels est intéressante en soi. Ceci dit, le risque que ce ne soit pas le cas, et que le cadre légal et réglementaire encadrant notre passion puisse évoluer dans un sens contraire à nos convictions constitue également un enjeu et un motif d’action forts pour les aquariophiles que nous sommes. Les instances en charge de définir le nouveau cadre réglementaire sont en effet à l’écoute d’associations de défense des droits des animaux et écologistes qui (si elles sont toutes à fait légitimes à y être représentées), ne sont pas forcément les mieux placées pour parler au nom des aquariophiles (ni des poissons). Celles-ci, en s’appuyant sur des constats certes bien réels (milliers de poissons morts chaque année du fait d’une mauvaise maintenance), pourraient bien faire évoluer les règles encadrant notre passion vers bien plus de restrictions, potentiellement mal placées au regard du résultat attendu. Les raisons ?
Leur connaissance limitée des aspects écologique, économique, et éthique de l’aquariophilie, mais aussi un certain nombre de dysfonctionnements majeurs.

En tant que « simple aquariophiles », notre représentativité directe auprès de ces instances décisionnelles existe, même si elle est lointaine (le plus souvent de « degré 3 » : membres d’une association (1) adhérente à la FFA (2), elle-même présente au sein des commissions consultatives (3)). Cette représentativité restreinte est une donnée qu’il nous faut prendre en compte dans notre réflexion. Il nous faut aussi être réalistes sur notre légitimité limitée à agir en tant que « simples aquariophiles » en l’état actuel des choses. Or, sans légitimité, un renforcement de notre représentativité directe ou indirecte auprès de ces instances sera des plus difficiles, limitant nos possibilités de porter notre message de façon crédible et efficace. Le renforcement de cette légitimité passe à notre sens par deux axes majeurs :

1. La mise en œuvre d’une concertation la plus large possible parmi les aquariophiles (y compris bien entendu associations, forums et si possible professionnels) autour de deux thèmes complémentaires :
o Un diagnostic sur l’état actuel de la situation aquariophile française
o L’identification d’axes d’amélioration et de pistes d’actions

2. La cristallisation des résultats de cette concertation autour d’une vision partagée, sous la forme d’un support structuré (qui ne devra pas être un simple catalogue de doléances, de perceptions individuelles et de pistes vagues ou fragmentaires) qui pourra servir de véhicule à nos messages, en démontrant à la fois une unité de vue et une réflexion aboutie

Pour mener à bien cette ambition, et pour enclencher la dynamique associée, l’équipe Aquabiotope a d’ores et déjà commencé à réfléchir à ces deux axes et identifié pour chacun quelques idées-force, que nous vous présentons ci-dessous :
N.B. : Cette liste n’a prétention ni à l’exhaustivité ni à la perfection dans les formulations, il s’agit de proposer une structure de réflexion, et de générer une impulsion parmi les aquariophiles qui se sentent concernés / intéressés.

Constats majeurs :

1) Toutes les espèces sont accessibles à tout public
Comme pour tous les autres animaux domestiques, dans le domaine de l'aquariophilie, certaines espèces demandent des conditions de maintenances très spécifiques, notamment en ce concerne le volume de maintenance. Or ce type d'espèce se retrouve fréquemment confiné dans des espaces bien inférieurs à leur minimum vital. En plus des moyens matériels, certaines espèces demandent des connaissances spécifiques non acquises par l'aquariophile débutant. On peut penser aux Chromobotia macracantha, Balantiocheilos melanopterus, Pangasius spp., etc, mais ce ne sont que des exemples.

Cette situation aboutissant à la mauvaise santé, à des maladies et très souvent la mort des animaux, on peut donc l'assimiler à de la maltraitance, qu'elle soit volontaire ou involontaire. Cela va à l’encontre de l’esprit responsable et du respect du vivant qu’il est nécessaire d’introduire dans le milieu aquariophile.

Il est à noter que cette situation résulte parfois de la mauvaise information donnée par le vendeur lors de l'acquisition des animaux, ici aussi volontaire (déontologie, éthique) ou involontaire (manque de formation, méconnaissance).
Les forums (du moins certains d’entre eux) combattent ce dernier problème avec des armes limitées : la patience, l'information, la pédagogie, qui n’empêchent pas des milliers de poissons de mourir rapidement dans le "meilleur des cas", ou de vivre une existence abominable, nanisme, pathologies diverses, ce qui donne au final une image déplorable de notre passion. Des moyens d’action plus directs et assis sur une forte adhésion d’un grand nombre de personnes sont donc à envisager.

2) Problèmes au niveau du commerce animalier

Les problèmes imputables au commerce aquariophile incluent entre autres ce problème de possibilité d’accès à toutes les espèces, mais ils le dépassent largement : un tour rapide dans n’importe quelle « jardinerie » est à ce titre édifiant, comme chacun d’entre nous le sait déjà :

Au niveau du matériel, l’engouement pour les nanobacs n’a pas pour autant fait disparaître la sacrosainte boule à poisson rouges ; Pire, ils offrent un support de vente rêvé pour encourager les débutants à se lancer dans la « vraie aquariophilie » (en fait, dans la mauvaise maintenance d’espèces inappropriées à ces volumes). Sur ce point, c’est la stratégie commerciale (produits et distribution) des grandes chaînes animalières qui est en cause, aux côtés du discours de certains vendeurs.

Au niveau des conditions de maintenance des animaux, cela dépend bien entendu des établissements, mais dans certains d’entre eux, elles relèvent de la maltraitance pure et simple (multiples poissons morts, filtre à l’arrêt ou trop encrassé pour fonctionner, surpopulation, aucun entretien). En l’espèce, c’est le personnel et la direction qui sont en cause.

Concernant les animaux eux-mêmes, certaines pratiques (tatouage, injection de colorants, opérations chirurgicales – injections… - , commercialisation de poissons transgéniques fluorescents) sont déjà considérées comme de la maltraitance, il leur est donc interdit de proposer des tels animaux à la vente, tout comme il est interdit aux éleveurs Français de les produire. Pour autant, l’éventail des animaux proposés dans la plupart des magasins n’appelle pas à se réjouir : (hybrides, sélections difformes, poissons mal identifiés, etc...). Bien entendu, c’est l’ensemble de la chaîne depuis le producteur jusqu’au détaillant (voire à l’aquariophile) en passant par les différents intermédiaires qui contribuent à cet état de fait, mais c’est en bout de chaîne que le résultat est le plus visible.

Il ne faut pourtant pas céder à la tentation du « tous nuls », car certains vendeurs responsables empêchent bien des erreurs de débutants. Il faut aussi tenir compte des différences de niveau de certification (capacitaires / non capacitaires). Ceci dit, le fait que certains vendeurs ne disposent pas des connaissances de base en aquariophilie pose la question de leur formation et de leur légitimité à conseiller les clients.
Au-delà des conseils mal-placés dispensés aux clients du fait de cette situation, celle-ci contribue à faire circuler parmi les débutants et plus largement auprès du grand public des informations fausses, dangereuses car répandues comme des vérités, et rendant encore plus difficile tout travail de pédagogie que ce soit au sein des associations , sur les forums ou partout ailleurs.

Pour autant aucune mutation majeure et efficacement diffusée de l’aquariophilie française ne se fera sans les commerçants, et c’est donc plutôt une approche de dialogue qui est à promouvoir pour parvenir à une situation dans laquelle leur obligation de donner toutes les informations nécessaires au bien-être des animaux qu'ils vendent pourra être remplie efficacement.

3) Avenir des bourses incertain
Il est actuellement question au sein de certaines instances de verrouiller ce "commerce", et cela alors que les textes actuels plutôt favorables aux aquariophiles. En particulier, qu'en sera-t-il si le ministère supprime de son vocabulaire le mot "domestique" concernant les poissons? Cette incertitude pesant sur l’avenir des bourses est d’autant plus préoccupante que ces manifestations constituent un refuge permettant au tissu associatif aquariophile de subsister, et aux aquariophiles de concilier échanges par internet et « dans la vraie vie », sans compter le rôle pédagogique et de notoriété qu’elles ont auprès du grand public. Certes, tout n’est pas parfait et les dérives constatées en bourse doivent être corrigées (vendeurs professionnels « déguisés » en amateurs, noms d’espèce erronés, poissons non-conformes à une approche responsable de l’aquariophilie…). Pour autant, il en va aujourd’hui de la survie de ce type de manifestation, il est donc urgent de se mêler aux débats pour faire valoir nos convictions.

4) Pas de statut de l'aquariophile amateur
Un tel statut existe pour les reptiles et oiseaux, même s’il ne fait pas l’unanimité. Par exemple chez nos homologues terrariophiles, le débat sur l’encadrement de l’acquisition, de la maintenance et de la cession d’animaux a déjà cours, parmi lesquels les avis sont très partagés:
- Les amateurs de sensations fortes sont bien entendu très critiques envers de telles dispositions : leur "passion" se trouve en effet toujours soumise au CDC et AOE (Certificat De Capacité et Autorisation préfectorale d'Ouverture d’Établissement) car tous les venimeux (serpents araignées et scorpions) et gros sujets (serpents de plus de trois mètres et certains gros sauriens) figurent sur les listes d'exclusion
- Cependant, la sécurisation offerte par ces textes permet également à un grand nombre d'amateurs sérieux de pratiquer sainement dans un cadre légal bien défini.
De plus, rien n’empêche les amateurs insatisfaits de ces restrictions de présenter les demandes qui peuvent tout à fait aboutir si les installations (et la politique de l'établissement demandeur pour les personnes morales) permettent la maîtrise des risques et assurent le bien-être des sujets captifs. Un peu de lecture pour prendre connaissance des détails :
http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/consultation/2.250.190.28.8.1775
http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/consultation/2.250.190.28.8.1409

Cette absence de statut de l’aquariophile nuit à notre légitimité, empêche la différenciation entre aquariophilie responsable et encadrée d’un côté, et mauvaises pratiques de l’autre : cela favorise la diffusion de l’idée que puisque tout est permis ou presque, que les textes en vigueur ne sont pas respectés et que la situation résultante est mauvaise, il faut renforcer les textes pour tout le monde.

Axes d’amélioration identifiés:

1) Création du statut de l'aquariophile amateur
Si un renforcement disproportionné et mal orienté des textes encadrant notre passion n’est pas souhaitable, la persistance d’une situation de flou, voire de non-respect généralisé des textes déjà en vigueur ne l’est pas davantage. Celle-ci permet en effet tous les amalgames entre aquariophilie en général et mauvaises pratiques. Dans cette perspective, la création d’un statut de l’aquariophile amateur, auquel l’accession ne serait ni trop contraignante (cf. CDC) ni vide de sens, apparaît comme une solution crédible. Cela permettrait à la fois de se démarquer clairement des pratiques à bannir, de gagner en crédibilité pour porter notre message auprès des instances compétentes et pour sécuriser et clarifier l’environnement juridique de notre activité.

La réflexion sur ce sujet pourrait par exemple prendre comme point de départ l’arrêté du 10 Août 2004 relatif à la détention et l'élevage d'agrément de certaines catégories d'animaux appartenant à la faune sauvage de ce qui s'est mis en place depuis Août 2004 (ci-dessous le lien vers les textes de l’arrêté concerné )
http://droitnature.free.fr/pdf/Arretes Ministeriels/Metropole/Faune Captive/2004_0810_Elevage_agrement modifie mai2008_consolide_vic.pdf

En résumé cet arrêté permet de maintenir et de reproduire toutes les espèces qui ne figurent pas sur les listes en annexe et quelques catégories particulières : espèces répertoriées comme dangereuses ; espèces potentiellement invasives ou pouvant présenter une menace pour l'environnement ; espèces particulièrement menacées dans leur habitat naturel ; espèces dont l' entretien est difficilement accessible à l'amateur

En dehors de ces listes il est donc d’ores et déjà aujourd’hui possible sans certificat de capacité ni autre formalité d'élever sous quelques réserves (volume d'activité, pas d’activité de négoce, ...etc) et de diffuser le produit des reproductions de ces animaux en toute légalité. C’est un bon point de départ pour définir un statut de l’aquariophile à la fois simple, officiel et accessible. La nature précise (juridique, contenu) d’un tel dispositif reste cependant à discuter entre les acteurs de l’aquariophilie française.

2) Création de chartes et/ou de labels

a) pour les organisations de bourses
Une telle charte permettrait de contrôler les dérives constatées en s’appuyant sur des principes simples. En premier lieu, montrer notre attachement à nos poissons, en sachant ne serais ce qu’écrire leur nom scientifique (taxon), en maitrisant leur maintenance, en conseillant dans l’intérêt du débutant mais surtout des animaux. Promouvoir la passion plutôt que le commerce pour que ces rencontres restent des moments de convivialité, basés sur des échanges constructifs, des prix raisonnables, et sur l’opportunité de diffuser et d’acquérir des espèces rares ou communes entre passionnés.

Les professionnels éventuellement présents doivent être dûment identifiés comme tels, comme certains le font déjà.

Il faut aussi veiller à ce qu'aucun des produits vendus lors de ces manifestations - vivant ou inerte- , ne contrevienne à la législation ou à l’éthique : poissons aberrant, hybridés, inadapté à la vie en aquarium, et ce avant même tout changement des textes : faisons le ménage devant nos portes avant qu'il ne soit fait dans la maison par d'autres!

b) pour la pratique aquariophile
Le plus important- et qui quelque part devrais conditionner toutes les autres chartes – serait de définir une charte du comportement aquariophile.

Une fois construite en collaboration entre tous les acteurs, elle serait distribuée partout où cela est possible, à savoir, les magasins, les clubs, les forums, toutes les manifestations, au moins via un affichage. L’objectif est d’inciter à un comportement responsable, de montrer aux groupes de pressions précités que notre passion n'est pas un simple passe-temps sans éthique et sans conscience, et qu’une vision partagée et responsable de l’aquariophilie existe. Pour créer un tel texte de référence, il sera par exemple possible de capitaliser sur les chartes existant déjà sur certains forums.

In fine, cette logique (principes communs) pourrait éventuellement aboutir à la création d’un label reconnaissant son respect par les acteurs.

3) Révision du contenu de la formation de vendeur animalier ou ajout de modules de compétences spécifiques:
Comme par exemple une étude plus poussée du vivant, des besoins des espèces pour une bonne maintenance en captivité et un renforcement du lien entre techniques commerciales et devoir de conseil. Cela concerne essentiellement le cursus généraliste (les vendeurs capacitaires en aquariophilie sont supposés déjà disposer des connaissances nécessaires).

4) Actions urgentes à maintenir sur la maintenance et la cession
- Obtenir l’interdiction des "boules" à poissons rouges
- Obtenir l’interdiction des "verres" à combattants
- Obtenir l’application de l’interdiction de gain de lots "d'animaux vivants" lors des Foires, fêtes foraines, ou toute autre manifestions. (Un animal ne se "gagne" pas).

Et maintenant?

Si cette amorce de réflexion vous donne envie de participer à notre démarche et de la faire connaître, nous vous engageons à :
- Nous contacter pendant le congrès AFC / FFA si vous y êtes présents pour en discuter.
- Après le congrès : nous rejoindre sur le topic dédié à la réflexion "Dialogue avec la FFA" sur Aquabiotope et/ou nous contacter sur les divers forums cautionnant cette action, AquaBase, Aquabiotope, malawicichlides,
- Télécharger et diffuser ou partager le lien du présent document auprès des associations et forums que vous fréquentez afin de faire connaître la démarche au plus grand nombre .

Quant à nous, nous mettons à votre disposition au moins dans un premier temps (possibilité de créer une plateforme commune externe en fonction du succès de la démarche) l’espace de discussion dédié sur « Abio », et nous continuons à réfléchir sur les axes à développer et à promouvoir.

Étant les initiateurs de cette démarche, nous ne nous en considérons pour autant en aucun cas comme les propriétaires. Son caractère ouvert et collaboratif est selon nous l’une des clés de son succès, et sa légitimité sera d’autant plus forte que vous serez nombreux à participer.

Nous comptons sur vous, et vous disons à très bientôt !

AquaBase.org, Aquabiotope.com, Crusta-Fauna.org, malawicichlides.fr, Section aquariophilie de la SLA de Cholet, Aquarioclub Atlantic 17.

Destin Tanganyika, Aqua-Univers, Club Aquariophile du Marais Poitevin, Club AQUA PICTAVE,


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Re: Texte 1ER

Message par pancelot le Jeu 20 Oct - 14:00

Bonjour,
A partir du texte rédigé par certains d'entre vous, je me suis permis de rajouter quelques éléments afin de vous donner des informations complémentaires. il ne s'agit nullement de polémiquer mais de recentrer le débat afin que nous puissions y voir plus clair par rapport aux informations que je possède

Constats sur l'état et les enjeux actuels de l'aquariophilie en France, et pistes pour l’avenir

Introduction :

Les discussions actuellement en cours quant à l’avenir de l’aquariophilie au sein des instances décisionnelles et consultatives dédiées sont l’occasion d’initier une démarche de réflexion et de concertation parmi les associations, mais également les forums et plus largement l’ensemble des acteurs de l’aquariophilie française.

La perspective de voir nos voix entendues et nos idées transposées dans les futurs textes officiels est intéressante en soi. Ceci dit, le risque que ce ne soit pas le cas, et que le cadre légal et réglementaire encadrant notre passion puisse évoluer dans un sens contraire à nos convictions constitue également un enjeu et un motif d’actions fort pour les aquariophiles que nous sommes. Les instances en charge de définir le nouveau cadre réglementaire sont en effet à l’écoute d’associations de défense des droits des animaux et écologistes qui (si elles sont toutes à fait légitimes à y être représentées), ne sont pas forcément les mieux placées pour parler au nom des aquariophiles (ni des poissons). Celles-ci, en s’appuyant sur des constats certes bien réels (milliers de poissons morts chaque année du fait d’une mauvaise maintenance), pourraient bien faire évoluer les règles encadrant notre passion vers bien plus de restrictions, potentiellement mal placées au regard du résultat attendu. Les raisons ?
Leur connaissance limitée des aspects écologique, économique, et éthique de l’aquariophilie, mais aussi un certain nombre de dysfonctionnements majeurs.

En tant que « simples aquariophiles », notre représentativité directe auprès de ces instances décisionnelles existe, même si elle est lointaine (le plus souvent de « degré 3 » : membres d’une association (1) adhérente à la FFA (2), elle-même présente au sein des commissions consultatives (3)). Cette représentativité restreinte est une donnée qu’il nous faut prendre en compte dans notre réflexion. Il nous faut aussi être réalistes sur notre légitimité limitée à agir en tant que « simples aquariophiles » en l’état actuel des choses. Or, sans légitimité, un renforcement de notre représentativité directe ou indirecte auprès de ces instances sera des plus difficiles, limitant nos possibilités de porter notre message de façon crédible et efficace. Le renforcement de cette légitimité passe à notre sens par deux axes majeurs :

1. La mise en œuvre d’une concertation la plus large possible parmi les aquariophiles (y compris bien entendu associations, forums et si possible professionnels) autour de deux thèmes complémentaires :
o Un diagnostic sur l’état actuel de la situation aquariophile française
o L’identification d’axes d’amélioration et de pistes d’actions

2. La cristallisation des résultats de cette concertation autour d’une vision partagée, sous la forme d’un support structuré (qui ne devra pas être un simple catalogue de doléances, de perceptions individuelles et de pistes vagues ou fragmentaires) qui pourra servir de véhicule à nos messages, en démontrant à la fois une unité de vue et une réflexion aboutie

Pour mener à bien cette ambition, et pour enclencher la dynamique associée, l’équipe Aquabiotope a d’ores et déjà commencé à réfléchir à ces deux axes et identifié pour chacun quelques idées-force, que nous vous présentons ci-dessous :
N.B. : Cette liste n’a prétention ni à l’exhaustivité ni à la perfection dans les formulations, il s’agit de proposer une structure de réflexion, et de générer une impulsion parmi les aquariophiles qui se sentent concernés / intéressés.

Constats majeurs :

1) Toutes les espèces sont accessibles à tout public
Comme pour tous les autres animaux domestiques, dans le domaine de l'aquariophilie, certaines espèces demandent des conditions de maintenances très spécifiques, notamment en ce concerne le volume de maintenance. Or ce type d'espèce se retrouve fréquemment confiné dans des espaces bien inférieurs à leur minimum vital. En plus des moyens matériels, certaines espèces demandent des connaissances spécifiques non acquises par l'aquariophile débutant. On peut penser aux Chromobotia macracantha, Balantiocheilos melanopterus, Pangasius spp., etc, mais ce ne sont que des exemples.

Cette situation aboutissant à la mauvaise santé, à des maladies et très souvent la mort des animaux, on peut donc l'assimiler à de la maltraitance, qu'elle soit volontaire ou involontaire. Cela va à l’encontre de l’esprit responsable et du respect du vivant qu’il est nécessaire d’introduire dans le milieu aquariophile.

Il est à noter que cette situation résulte parfois de la mauvaise information donnée par le vendeur lors de l'acquisition des animaux, ici aussi volontaire (déontologie, éthique) ou involontaire (manque de formation, méconnaissance).
Les forums (du moins certains d’entre eux) combattent ce dernier problème avec des armes limitées : la patience, l'information, la pédagogie, qui n’empêchent pas des milliers de poissons de mourir rapidement dans le "meilleur des cas", ou de vivre une existence abominable, nanisme, pathologies diverses, ce qui donne au final une image déplorable de notre passion. Des moyens d’action plus directs et assis sur une forte adhésion d’un grand nombre de personnes sont donc à envisager.

Ce point a été prévu lors de la préparation du document Politique et Stratégie 2012 de la Fédération Française d'Aquariophilie. Il était prévu d'aborder le sujet avec les professionnels afin de recueillir leur avis puis ensuite de porter ensemble auprès du ministère concerné une proposition commune

2) Problèmes au niveau du commerce animalier

Les problèmes imputables au commerce aquariophile incluent entre autres ce problème de possibilité d’accès à toutes les espèces, mais ils le dépassent largement : un tour rapide dans n’importe quelle «jardinerie» est à ce titre édifiant, comme chacun d’entre nous le sait déjà :

Au niveau du matériel, l’engouement pour les nanobacs n’a pas pour autant fait disparaître la sacrosainte boule à poisson rouges ; Pire, ils offrent un support de vente rêvé pour encourager les débutants à se lancer dans la « vraie aquariophilie » (en fait, dans la mauvaise maintenance d’espèces inappropriées à ces volumes). Sur ce point, c’est la stratégie commerciale (produits et distribution) des grandes chaînes animalières qui est en cause, aux côtés du discours de certains vendeurs.

Ce point a été prévu lors de la préparation du document Politique et Stratégie 2012 de la Fédération Française d'Aquariophilie. De plus, il a été abordé lors de réunions avec EATA (European Aquarium and Terrarium Association) afin d'uniformiser les volumes au niveau Européen. Quant à la boule, son utilisation devrait être légiférée dans l'annexe 2 de l'arrêté d'application du décret de 2008 à la suite de l'intervention de la Fédé.

Au niveau des conditions de maintenance des animaux, cela dépend bien entendu des établissements, mais dans certains d’entre eux, elles relèvent de la maltraitance pure et simple (multiples poissons morts, filtre à l’arrêt ou trop encrassé pour fonctionner, surpopulation, aucun entretien). En l’espèce, c’est le personnel et la direction qui sont en cause.

Ce sujet n'est malheureusement pas de notre ressort. En effet, il appartient aux DDPP de prendre les dispositions pour faire appliquer les règlements existants. Certes, le nombre décroissant de personnel dans cet organisme ne favorise pas les contrôles réguliers. On peut toutefois les alerter sur des problèmes de maltraitance afin qu'ils interviennent. Généralement, dans ce cas, ils se déplacent car l'action ciblée leur permet de verbaliser.

Concernant les animaux eux-mêmes, certaines pratiques (tatouage, injection de colorants, opérations chirurgicales – injections… - , commercialisation de poissons transgéniques fluorescents) sont déjà considérées comme de la maltraitance, il leur est donc interdit de proposer des tels animaux à la vente, tout comme il est interdit aux éleveurs Français de les produire. Pour autant, l’éventail des animaux proposés dans la plupart des magasins n’appelle pas à se réjouir : (hybrides, sélections difformes, poissons mal identifiés, etc...). Bien entendu, c’est l’ensemble de la chaîne depuis le producteur jusqu’au détaillant (voire à l’aquariophile) en passant par les différents intermédiaires qui contribuent à cet état de fait, mais c’est en bout de chaîne que le résultat est le plus visible.

Nous agissons au coup par coup auprès des instances dès que nous avons connaissance d'une introduction illégale. Nous ne pourrons agir de manière plus globale qu'à partir du moment où, nous aquariophiles aurons pignon sur rue en tant que défenseur de la cause animale.

Il ne faut pourtant pas céder à la tentation du « tous nuls », car certains vendeurs responsables empêchent bien des erreurs de débutants. Il faut aussi tenir compte des différences de niveau de certification (capacitaires / non capacitaires). Ceci dit, le fait que certains vendeurs ne disposent pas des connaissances de base en aquariophilie pose la question de leur formation et de leur légitimité à conseiller les clients.
Au-delà des conseils mal-placés dispensés aux clients du fait de cette situation, celle-ci contribue à faire circuler parmi les débutants et plus largement auprès du grand public des informations fausses, dangereuses car répandues comme des vérités, et rendant encore plus difficile tout travail de pédagogie que ce soit au sein des associations , sur les forums ou partout ailleurs.

Pour autant aucune mutation majeure et efficacement diffusée de l’aquariophilie française ne se fera sans les commerçants, et c’est donc plutôt une approche de dialogue qui est à promouvoir pour parvenir à une situation dans laquelle leur obligation de donner toutes les informations nécessaires au bien-être des animaux qu'ils vendent pourra être remplie efficacement.

Nous avons abordé ce sujet avec le syndicat des professionnels animaliers. Conscient du risque potentiel de se voir fermer certaines portes, ils sont prêts à démarrer un dialogue avec la Fédération

3) Avenir des bourses incertain
Il est actuellement question au sein de certaines instances de verrouiller ce "commerce", et cela alors que les textes actuels plutôt favorables aux aquariophiles. En particulier, qu'en sera-t-il si le ministère supprime de son vocabulaire le mot "domestique" concernant les poissons? Cette incertitude pesant sur l’avenir des bourses est d’autant plus préoccupante que ces manifestations constituent un refuge permettant au tissu associatif aquariophile de subsister, et aux aquariophiles de concilier échanges par internet et « dans la vraie vie », sans compter le rôle pédagogique et de notoriété qu’elles ont auprès du grand public. Certes, tout n’est pas parfait et les dérives constatées en bourse doivent être corrigées (vendeurs professionnels « déguisés » en amateurs, noms d’espèce erronés, poissons non-conformes à une approche responsable de l’aquariophilie…). Pour autant, il en va aujourd’hui de la survie de ce type de manifestation, il est donc urgent de se mêler aux débats pour faire valoir nos convictions.

La difficulté est de ne pas mélanger deux choses: D'abord, il n'existe pas un ministère mais au moins deux concernés par la faune aquatique. Le ministère de l'agriculture qui s'occupe des animaux domestiques et entre autres, nos cinq espèces considérées comme telles.
- La carpe Koï (Cyprinus carpio).
- Les poissons rouges et japonais (Carassins auratus).
- Les races et variétés domestiques du guppy (Poecilia reticulata).
- Les races et variétés domestiques du danio (Brachydanio rerio).
- Les races et variétés domestiques du combattant (Betta splendens).
Et donc, cela ne concerne que très peu d'espèces et si d'aventure, le "ministère supprime de son vocabulaire le mot "domestique"" cela aurait peu ou prou d'impact sur notre passion. Pour le reste, il s'agit de Faune sauvage captive et cela est traité par le Ministère de l'écologie.
Le deuxième point concerne les dérives constatées en bourse. Il faut reconnaître qu'elles sont minimes et que les bourses où il y a respect de l'animal sont les plus courues. Toutefois, les dérives ne sont pas à négliger et la Directive Bourse que la Fédération a proposé depuis plusieurs années devait aider à palier un certain nombre de dysfonctionnements. La Fédé ne peut que se réjouir que ce document, revu et corrigé, soit attendu par les associations.


4) Pas de statut de l'aquariophile amateur
Un tel statut existe pour les reptiles et oiseaux, même s’il ne fait pas l’unanimité. Par exemple chez nos homologues terrariophiles, le débat sur l’encadrement de l’acquisition, de la maintenance et de la cession d’animaux a déjà cours, parmi lesquels les avis sont très partagés:
- Les amateurs de sensations fortes sont bien entendu très critiques envers de telles dispositions : leur "passion" se trouve en effet toujours soumise au CDC et AOE (Certificat De Capacité et Autorisation préfectorale d'Ouverture d’Établissement) car tous les venimeux (serpents araignées et scorpions) et gros sujets (serpents de plus de trois mètres et certains gros sauriens) figurent sur les listes d'exclusion
- Cependant, la sécurisation offerte par ces textes permet également à un grand nombre d'amateurs sérieux de pratiquer sainement dans un cadre légal bien défini.
De plus, rien n’empêche les amateurs insatisfaits de ces restrictions de présenter les demandes qui peuvent tout à fait aboutir si les installations (et la politique de l'établissement demandeur pour les personnes morales) permettent la maîtrise des risques et assurent le bien-être des sujets captifs. Un peu de lecture pour prendre connaissance des détails :
http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/consultation/2.250.190.28.8.1775
http://www.ineris.fr/aida/?q=consult_doc/consultation/2.250.190.28.8.1409

Cette absence de statut de l’aquariophile nuit à notre légitimité, empêche la différenciation entre aquariophilie responsable et encadrée d’un côté, et mauvaises pratiques de l’autre : cela favorise la diffusion de l’idée que puisque tout est permis ou presque, que les textes en vigueur ne sont pas respectés et que la situation résultante est mauvaise, il faut renforcer les textes pour tout le monde.

Axes d’amélioration identifiés:

1) Création du statut de l'aquariophile amateur
Si un renforcement disproportionné et mal orienté des textes encadrant notre passion n’est pas souhaitable, la persistance d’une situation de flou, voire de non-respect généralisé des textes déjà en vigueur ne l’est pas davantage. Celle-ci permet en effet tous les amalgames entre aquariophilie en général et mauvaises pratiques. Dans cette perspective, la création d’un statut de l’aquariophile amateur, auquel l’accession ne serait ni trop contraignante (cf. CDC) ni vide de sens, apparaît comme une solution crédible. Cela permettrait à la fois de se démarquer clairement des pratiques à bannir, de gagner en crédibilité pour porter notre message auprès des instances compétentes et pour sécuriser et clarifier l’environnement juridique de notre activité.

La réflexion sur ce sujet pourrait par exemple prendre comme point de départ l’arrêté du 10 Août 2004 relatif à la détention et l'élevage d'agrément de certaines catégories d'animaux appartenant à la faune sauvage de ce qui s'est mis en place depuis Août 2004 (ci-dessous le lien vers les textes de l’arrêté concerné )
http://droitnature.free.fr/pdf/Arretes Ministeriels/Metropole/Faune Captive/2004_0810_Elevage_agrement modifie mai2008_consolide_vic.pdf

En résumé cet arrêté permet de maintenir et de reproduire toutes les espèces qui ne figurent pas sur les listes en annexe et quelques catégories particulières : espèces répertoriées comme dangereuses ; espèces potentiellement invasives ou pouvant présenter une menace pour l'environnement ; espèces particulièrement menacées dans leur habitat naturel ; espèces dont l' entretien est difficilement accessible à l'amateur

En dehors de ces listes il est donc d’ores et déjà aujourd’hui possible sans certificat de capacité ni autre formalité d'élever sous quelques réserves (volume d'activité, pas d’activité de négoce, ...etc) et de diffuser le produit des reproductions de ces animaux en toute légalité. C’est un bon point de départ pour définir un statut de l’aquariophile à la fois simple, officiel et accessible. La nature précise (juridique, contenu) d’un tel dispositif reste cependant à discuter entre les acteurs de l’aquariophilie française.

2) Création de chartes et/ou de labels

a) pour les organisations de bourses
Une telle charte permettrait de contrôler les dérives constatées en s’appuyant sur des principes simples. En premier lieu, montrer notre attachement à nos poissons, en sachant ne serais ce qu’écrire leur nom scientifique (taxon), en maitrisant leur maintenance, en conseillant dans l’intérêt du débutant mais surtout des animaux. Promouvoir la passion plutôt que le commerce pour que ces rencontres restent des moments de convivialité, basés sur des échanges constructifs, des prix raisonnables, et sur l’opportunité de diffuser et d’acquérir des espèces rares ou communes entre passionnés.

Les professionnels éventuellement présents doivent être dûment identifiés comme tels, comme certains le font déjà.

Il faut aussi veiller à ce qu'aucun des produits vendus lors de ces manifestations - vivant ou inerte, ne contrevienne à la législation ou à l’éthique : poissons aberrant, hybridés, inadapté à la vie en aquarium, et ce avant même tout changement des textes : faisons le ménage devant nos portes avant qu'il ne soit fait dans la maison par d'autres!

b) pour la pratique aquariophile

Le plus important et qui quelque part devrait conditionner toutes les autres chartes – serait de définir une charte du comportement aquariophile.

Une fois construite en collaboration entre tous les acteurs, elle serait distribuée partout où cela est possible, à savoir, les magasins, les clubs, les forums, toutes les manifestations, au moins via un affichage. L’objectif est d’inciter à un comportement responsable, de montrer aux groupes de pressions précités que notre passion n'est pas un simple passe-temps sans éthique et sans conscience, et qu’une vision partagée et responsable de l’aquariophilie existe. Pour créer un tel texte de référence, il sera par exemple possible de capitaliser sur les chartes existant déjà sur certains forums.
Nous avons édicté une charte qui existe depuis bientôt cinq ans. Les associations adhérentes sont invitées à la signer et nous la renvoyer. Cette charte a été déposée sur le forum AFED afin de recueillir les avis de chacun.

In fine, cette logique (principes communs) pourrait éventuellement aboutir à la création d’un label reconnaissant son respect par les acteurs.

3) Révision du contenu de la formation de vendeur animalier ou ajout de modules de compétences spécifiques:
Comme par exemple une étude plus poussée du vivant, des besoins des espèces pour une bonne maintenance en captivité et un renforcement du lien entre techniques commerciales et devoir de conseil. Cela concerne essentiellement le cursus généraliste (les vendeurs capacitaires en aquariophilie sont supposés déjà disposer des connaissances nécessaires).
Là, il y a un réel travail à faire qui se divise en plusieurs domaines. Je ne vais pas les énumérer tous car je ne les connais pas tous, mais a priori, on peut citer:
- Profil du futur vendeur avant formation (Est-ce un passionné des animaux ou il fait cette formation parce qu'il n'a rien trouvé d'autre)
- Formation pratique (Les trois quart du temps, voire plus, des formations pratiques sont liées aux techniques de vente et non aux soin des animaux).
- Formation théorique basée essentiellement sur la force de vente, quelquefois l'hygiène.
- Le peu de temps consacré aux animaux ne permet pas d'appréhender les notions de bases de l'aquariophilie encore moins des propriétés physico-chimiques de l'eau pour tel ou tel animal.
Toutefois, la formation est chasse gardée de l'Education Nationale, et même les futurs employeurs ont du mal à faire bouger quoi que ce soit. Quelques organismes privés se sont lancés dans la démarche, mais doivent respecter les programmes avec seulement quelques aménagements possibles.
Ce n'est pas un sujet évident que de rendre une formation la plus complète possible sur des sujets aussi variés que la culture de la tulipe et du poisson papillon en passant par le Doberman tout en essayant de vendre la dernière guirlande de Noël. C'est avec cette formation que l'on en fait actuellement un spécialiste de tout comme de rien, mais qui saura sûrement vous conseiller.


4) Actions urgentes à maintenir sur la maintenance et la cession
- Obtenir l’interdiction des "boules" à poissons rouges.
o C'est chose faite. Annexe 2 du de l'arrêté d'application du décret de 2008.
- Obtenir l’interdiction des "verres" à combattants.
o A voir en fonction des volumes considérés au niveau européen. Cette réflexion est à mener de façon globale afin de ne plus avoir des disparité entre les pays européens. Ce point sera abordé lors de la réunion d'EATA de fin d'année.
- Obtenir l’application de l’interdiction de gain de lots "d'animaux vivants" lors des Foires, fêtes foraines, ou toute autre manifestations. (Un animal ne se "gagne" pas).
Faire appliquer le texte interdisant le gain de lots "d'animaux vivants" ne sert à rien car le vrai texte (Code rural Article L214-4) est:
 "L'attribution en lot ou prime de tout animal vivant, à l'exception des animaux d'élevage dans le cadre de fêtes, foires, manifestations sportives, folkloriques et locales traditionnelles, concours et manifestations à caractère agricole, est interdite. Le représentant de l'Etat dans le département concerné établit la liste des manifestations sportives, folkloriques et locales traditionnelles pour lesquelles cette interdiction ne s'applique pas".
Or, beaucoup d'espèces de poissons proviennent de l'élevage. Pour le poisson rouge, c'est une des raisons de son statut animal "domestique". Il serait plus important de demander une modification du code Rural afin de faire ajouter que "tout animal aquatique ne peut être attribué en tant que lot ou prime".


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Re: Texte 1ER

Message par RONNIN le Jeu 20 Oct - 17:45

Jour,

Y a du boulot ! mais il faut commencer par quelque chose, merci de cette synthèse qui éclaire bien mieux nos lanternes.


Amicalement,

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Re: Texte 1ER

Message par lionel le Jeu 20 Oct - 20:55

Ouais, c'est la que l'on voit que beaucoup de choses sont en cours , mais qu'il reste beaucoup à faire .
Vous ne pourriez pas créer un espace ou on pourrait dénoncer:
Nous agissons au coup par coup auprès des instances dès que nous avons connaissance d'une introduction illégale. Nous ne pourrons agir de manière plus globale qu'à partir du moment où, nous aquariophiles aurons pignon sur rue en tant que défenseur de la cause animale.
sur votre site que l'on pourrait relayer au travers des différents forums

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Re: Texte 1ER

Message par pancelot le Mar 1 Nov - 20:46

Ok, je vois ça avec mon webmaster préféré
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Re: Texte 1ER

Message par RONNIN le Sam 3 Déc - 6:47

Jour,

Une nouvelle association signe le texte, AQUA PICTAVE.

Bienvenue a vous,

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